Une femme prouve qu’elle travaille bien en buvant l’eau des toilettes

Dans une vidéo de 32 secondes, une femme de ménage chinoise est filmée en train de boire l’eau des toilettes pour prouver à ses supérieurs que son travail était bien effectuée.

Cette vidéo fait polémique en Chine, car la femme de ménage, dont le nom de famille est Luo, a offert de montrer à quel point elle est fière de son travail. Elle a prit une tasse d’eau des toilettes, et a tout but devant plusieurs personnes, dont ses superviseurs.

Ces derniers semblent ravis, puisqu’ils applaudissent la jeune femme, tout sourires. Peu après, son entreprise l’aurait d’ailleurs qualifiée d’employée exemplaire, en saluant sa dévotion.

Cette vidéo a été prise à Zhong Cheng Fertilizer Technology Company dans la province du Shandong, en Chine. La femme était en costume complet et ses cheveux soigneusement attachés en un chignon. Elle explique qu’en faisant cela, elle est encouragée à travailler de plus en plus dur.

L’action de cette femme a déclenché un débat pour savoir si ses actions étaient vraiment nécessaires. Plusieurs ont critiqué le fait qu’une telle action n’aurait pas dû être autorisée au milieu d’une pandémie de Covid-19.

L’entreprise a insisté sur le fait que l’eau dans laquelle elle buvait pouvait être ingérée, alors que l’eau du robinet en Chine n’était pas potable. Ils ont également révélé qu’elle avait fait tout cela de sa propre volonté.

En louant ses actions, le porte-parole de l’entreprise a encouragé ses employés: «elle est notre exemple. Cela montre qu’elle fait son travail au plus haut niveau ».

Peng Liyuan, nvoyée spéciale de l’UNESCO pour la promotion de l’éducation des filles et des femmes

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a nommé la musicienne Peng Liyuan, qui est également Première Dame de la République populaire de Chine, Envoyée spéciale de l’UNESCO pour la promotion de l’éducation des filles et des femmes au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée aujourd’hui au siège de l’UNESCO.

Peng Liyuan est nommée « pour son soutien à l’autonomisation des filles et des femmes à travers l’éducation de qualité, son éminente contribution à la lutte contre les inégalités dans l’éducation, son attachement au développement humain et à la créativité et son dévouement aux idéaux et buts de l’Organisation ».

Peng Liyuan, Première dame de Chine

« L’éducation des filles et des femmes est un droit fondamental, et c’est le meilleur investissement pour le développement humain. Pour réussir, nous avons besoin de rôles-modèles, et vous êtes un immense rôle-modèle pour des millions de jeunes filles, en Chine et au-delà », a déclaré la Directrice générale en s’adressant à Peng Liyuan.

« Je vous encourage à porter le message de l’éducation des filles et des femmes car je suis convaincue que votre plaidoyer peut faire la différence, et que vous pouvez jouer un rôle de premier plan dans cette lutte d’intérêt public mondial » a ajouté Irina Bokova.

« En ce moment, je pense à mon père, qui était directeur de l’école du soir dans une région rurale, et avec lui aux mères qui ont commencé à écrire leurs premier mots et à les apprendre à leurs enfants, créant ainsi la possibilité d’une éducation de base », a déclaré Peng Liyuan au cours de la cérémonie.

« La mère est le premier professeur de tous les enfants », a ajouté la Première Dame chinoise. « En assurant l’éducation des mères, on peut sortir plus de personnes de la mendicité et construire une société plus inclusive et plus durable ».

Née dans la province du Shandong en 1962, Peng Liyuan est une célèbre soprano, professeur de musique et chanteuse d’opéra, parmi les plus populaires de Chine. Elle est actuellement Vice-Présidente de la Fédération chinoise des cercles littéraires et artistiques, Vice-Présidente de l’Association des musiciens chinois.

Elle est également directrice de thèse au conservatoire de Chine. Mobilisée en faveur de nombreuses causes sociales, Peng Liyuan est engagée dans la campagne de sensibilisation à la lutte contre le VIH/sida et la tuberculose lancée par la Commission nationale pour la santé et le planning familial.

Les Envoyés spéciaux sont des personnalités de premier plan qui mettent leur expérience et leur talent au service de l’UNESCO. Leur renommée et leur capacité à jouer un rôle de modèle sont décisives dans la mise en œuvre de projets importants pour l’UNESCO.

La Chine a sorti 2,55 millions de femmes handicapées de la pauvreté en 2019

Le Quotidien du Peuple en ligne – La Chine avait aidé 2,55 millions de femmes handicapées physiques à sortir de la pauvreté à la fin de 2019, a annoncé le 28 septembre un haut responsable de la Fédération chinoise des personnes handicapées.

De plus, a ajouté Lyu Shiming, vice-président de la fédération, à la fin de 2019, plus de 10,5 millions de femmes handicapées avaient reçu des allocations de subsistance ou de soins de santé.

Enfin, a-t-il précisé, sur les 5,9 millions de femmes handicapées en âge de travailler que compte la Chine, environ 1,95 million ont reçu une formation professionnelle et 2,54 millions ont trouvé un emploi.

En #Chine, plus de 40 millions de femmes et de filles sont handicapées. 75% d’entre elles vivent dans des zones rurales. Leurs besoins et leurs droits sont souvent ignorés. Handicap International intervient en Chine depuis l’an 2000 pour défendre leurs droits.

L’association Handicap International – Humanity & Inclusion a récemment organisée une exposition de photos à Pékin avec les histoires de douze femmes handicapées soutenues par notre programme d’inclusion social et économique.

2,55 millions de femmes handicapées sorties de la pauvreté en 2019

Le Quotidien du Peuple en ligne – La Chine avait aidé 2,55 millions de femmes handicapées physiques à sortir de la pauvreté à la fin de 2019, a annoncé le 28 septembre un haut responsable de la Fédération chinoise des personnes handicapées.

De plus, a ajouté Lyu Shiming, vice-président de la fédération, à la fin de 2019, plus de 10,5 millions de femmes handicapées avaient reçu des allocations de subsistance ou de soins de santé.

Enfin, a-t-il précisé, sur les 5,9 millions de femmes handicapées en âge de travailler que compte la Chine, environ 1,95 million ont reçu une formation professionnelle et 2,54 millions ont trouvé un emploi.

Allocution de Xi Jinping à la 4ème conférence mondiale sur les femmes

À l’occasion du 75e anniversaire de l’Organisation des Nations Unies, nous célébrons ensemble le 25e anniversaire de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes tenue à Beijing, en vue de promouvoir l’égalité des genres et de donner un nouvel élan à la cause des femmes dans le monde. Je m’en félicite et je souhaite plein succès à la Réunion.

Le président chinois Xi Jinping, à la tribune
des Nations Unies, en 2015

Les femmes sont créatrices de la civilisation humaine et jouent un rôle moteur dans le progrès de la société. Elles ont accompli des réalisations extraordinaires dans les différents domaines. Dans la lutte contre la COVID-19, en tant que médecins, infirmières, personnels du contrôle de la maladie, chercheuses, agents des quartiers d’habitation et bénévoles, elles se battent jour et nuit en première ligne au mépris des risques et des dangers, et ont écrit, avec dévouement et sagesse, une épopée émouvante en protégeant et en sauvant des vies. Elles méritent notre respect et admiration.

En Chine, au moment crucial de la lutte contre la COVID-19, plus de 40 000 soignants ont été envoyés des quatre coins du pays en renfort au Hubei. Et parmi eux, deux tiers sont des femmes, dont une jeune infirmière du Guangdong n’ayant pas encore 20 ans. Répondant à un journaliste qui la considérait trop jeune pour aider les autres, elle a dit : Au moment où je porte une combinaison de protection, je ne suis plus une enfant. Ces mots ont ému tous les Chinois. Un grand nombre de femmes comme elle se sont livrées dans le combat acharné contre le virus, en dépit des dangers. Elles ont fait preuve de courage, de diligence et de professionnalisme. Et leur dévouement et sacrifice ont aidé le pays à surmonter cette dure épreuve.

Au cours des 25 ans écoulés, l’esprit de la Conférence mondiale de Beijing sur les femmes a permis des changements positifs. Nous assistons à une élévation considérable de la position des femmes dans la société, où elles portent désormais « la moitié du ciel ». L’égalité des genres et l’autonomisation des femmes figurent d’ores et déjà parmi les objectifs importants du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies (Programme 2030).

La COVID-19 continue de se propager dans le monde et donne un coup dur aux activités économiques, à l’emploi et au bien-être du peuple dans différents pays. Elle a mis les femmes devant des défis plus sérieux. Comme l’a dit le Secrétaire général António Guterres, la COVID-19 pourrait remettre en cause les progrès en matière d’égalité des genres réalisés au cours des dernières décennies. Dans nos efforts pour lutter contre la COVID-19 et promouvoir la reprise économique et sociale, nous devons accorder une attention particulière aux besoins spéciaux des femmes et bien mettre en œuvre la Déclaration et le Programme d’action de Beijing. Pour ce faire, la Chine avance les propositions suivantes :

Cliquez sur l’image pour connaître l’évolution
de la situation en Chine

Premièrement, nous devons aider les femmes à se relever des impacts de la COVID-19. Il faut veiller à la santé, aux besoins sociaux et psychologiques et aux conditions de travail des travailleuses de la santé en première ligne. Nous devons faire de la protection des droits et intérêts des femmes et des filles une priorité de l’agenda de la santé publique et de la reprise des activités, notamment en élargissant la participation des femmes à la vie active et en combattant les violations des droits et intérêts des femmes. Nous devons renforcer les services sociaux avec une priorité donnée aux groupes spéciaux tels que les femmes enceintes, les femmes en post-partum et les enfants et une attention particulière donnée aux femmes précaires telles que les femmes pauvres, âgées ou handicapées. Nous devons leur fournir service et assistance et les aider à surmonter les difficultés.

Deuxièmement, nous devons garantir effectivement l’égalité des genres. La COVID-19 nous pose des défis sans précédent, mais donne aussi une occasion de réfléchir et de remodeler l’avenir. Notre monde doit s’engager sur une voie de développement plus égalitaire, inclusive et durable. La cause des femmes en est un paramètre important. La protection des droits et intérêts des femmes doit être une cause nationale. La reprise post-COVID-19 doit offrir aux femmes de nouvelles possibilités de participer à la vie politique et permettre de renforcer leur rôle dans la gestion des affaires nationales, économiques, culturelles et sociales. Nous devons éliminer les préjugés, la discrimination et la violence à l’égard des femmes et faire de l’égalité des genres une norme et une valeur essentielles observées par l’ensemble de la société.

Troisièmement, nous devons valoriser le rôle pionnier des femmes. Au 21e siècle, une vie meilleure n’est possible que si les femmes connaissent des progrès sur tous les plans et qu’elles apportent plus de sagesse et de force. Nous devons continuer à protéger leurs droits et intérêts et à améliorer leurs conditions par le développement, afin d’assurer que le développement de la cause des femmes soit en phase avec le développement économique et social. Nous devons lever les obstacles et créer un environnement propice pour mobiliser au maximum leur enthousiasme, initiative et créativité et renforcer leur sentiment de satisfaction, de bonheur et de sécurité. Nous avons à faire valoir pleinement le rôle du gouvernement et mobiliser largement les forces sociales pour soutenir les femmes et les aider à s’épanouir pleinement.

Quatrièmement, nous devons renforcer la coopération internationale pour la cause des femmes. Le développement de la cause des femmes ne peut se réaliser sans un environnement international pacifique et tranquille, sans le développement durable et sans la mise en valeur du rôle important de coordination de l’ONU. Nous soutenons l’ONU dans ses efforts pour accorder une priorité au travail pour les femmes, accroître l’investissement dans le règlement des vieux problèmes tels que la violence, la discrimination et la pauvreté, et réaliser des avancées dans la réponse aux défis nouveaux dont le fossé numérique entre les sexes, afin d’obtenir des résultats préliminaires dans la réalisation de l’objectif « égalité des sexes » du Programme 2030. Nous soutenons également l’augmentation de la représentation des femmes dans le système onusien. ONU Femmes doit disposer d’une plus grande boîte à outils pour réaliser l’égalité des genres et perfectionner la feuille de route pour le développement des femmes dans le monde.

Promouvoir l’égalité des genres est une politique fondamentale de la Chine. Nous avons établi un système juridique constitué de plus de cent lois et règlements garantissant sur tous les plans les droits et intérêts des femmes, et la Chine figure parmi les dix pays ayant réalisé les progrès les plus rapides en matière d’amélioration de la santé maternelle et infantile selon l’Organisation mondiale de la Santé. Aujourd’hui en Chine, la différence entre les sexes a été éliminée pour l’essentiel dans l’enseignement obligatoire, et les femmes représentent plus de 40% de la population active et plus de la moitié des entrepreneurs d’Internet.

Il y a cinq ans, j’ai proposé de tenir la Réunion des dirigeantes et dirigeants internationaux sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. J’ai avancé à cette occasion une série d’initiatives sur la coopération internationale en la matière et elles sont toutes mises en œuvre. La Chine continuera d’accroître son soutien à la cause des femmes à travers le monde. Pour les cinq ans à venir, elle apportera un soutien financier supplémentaire de 10 millions de dollars US à l’ONU Femmes. Elle poursuivra le financement du Prix UNESCO pour l’éducation des filles et des femmes pour appuyer cette cause mondiale. Et la Chine propose de tenir en 2025 la deuxième Réunion des dirigeantes et dirigeants internationaux sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.

Pour construire un monde où les femmes vivent à l’abri de toute discrimination et bâtir une société inclusive, nous avons encore un long chemin à parcourir et nous devons redoubler d’efforts. Poursuivons donc nos efforts communs pour réaliser au plus tôt l’égalité des genres et promouvoir la cause des femmes à travers le monde.

« Les masques ne peuvent pas cacher le maquillage des yeux » – la nouvelle norme de la mode pour les femmes

CIIE – 23 avril 2020 – maquiller uniquement les yeux est devenu la nouvelle norme pour les fashionistas chinoises portant des masques, alors que le pays poursuit ses efforts pour freiner la pandémie de nouveau coronavirus (COVID-19), ont déclaré des experts de l’industrie.

Fini le temps où les rouges à lèvres et le maquillage coûteux étaient des possessions de luxe ultimes. Au lieu de cela, ils sont en train d’être rapidement remplacés par des produits cosmétiques qui embellissent les sourcils et les yeux, à en juger par la vitesse à laquelle ces produits s’envolent des étagères.

Au cours des trois premiers mois de cette année, les ventes d’eye-liners et de fards à paupières fabriqués par des marques étrangères ont augmenté de 40% en glissement annuel sur Tmall, la plateforme de commerce en ligne du groupe Alibaba, selon des responsables de l’entreprise.

Les ventes d’autres produits cosmétiques, en revanche, sont en baisse constante. Au 20 mars, les ventes de cosmétiques avaient chuté de 22% par rapport à la même période de l’année précédente. Les ventes de maquillage (pour le visage) et de rouges à lèvres ont respectivement baissé de 19% et 39%, tandis que les ventes de produits de maquillage pour les yeux ont augmenté de 13% en glissement annuel, selon un rapport de Kantar Worldpanel China, une société de conseil.

« Les produits cosmétiques ne sont pas une nécessité. Il y aura une phase de consommation retardée en raison de l’épidémie. Une fois la contagion terminée, les ventes de maquillage devraient connaître un grand rebond », a indiqué Neil Wang, président de Frost & Sullivan China, un autre cabinet de conseil.

« Les consommateurs chinois affichent une demande de plus en plus élevée pour des modes de vie de qualité, et de plus en plus de personnes achètent du maquillage pour être belles. Après la fin de l’épidémie, nous verrons un nouveau renforcement des habitudes d’achat en ligne et des dépenses en produits cosmétiques », a-t-il affirmé.

Le groupe français de cosmétiques L’Oréal a déclaré qu’au cours des deux derniers mois, les ventes de produits de maquillage pour les yeux, comprenant les eye-liners, les ombres à paupières, le mascara et les crayons à sourcils ont augmenté plus rapidement que les autres catégories de produits sur le marché chinois. La société n’a cependant fourni aucune donnée soutenant son affirmation.

Des responsables de L’Oréal ont noté que les masques étaient devenus une partie essentielle de la vie quotidienne. Les gens cherchent maintenant à trouver des produits de mode qui complètent les masques, et c’est une occasion idéale pour les marques de promouvoir ces produits.

Actuellement, les consommateurs chinois possèdent en moyenne 11 produits de maquillage de couleur, et leurs techniques de maquillage sont devenues plus professionnelles et sophistiquées, selon L’Oréal Chine.

« Le taux de pénétration des produits de fard à paupières en Chine a dépassé la Corée du Sud, où le marché du maquillage est très mature. Ces dernières années, les ventes de produits de maquillage pour les yeux ont augmenté de façon constante en Chine », a fait savoir Sarah Sai, directrice Chine pour Urban Decay, une marque américaine sous le groupe L’Oréal.

Depuis fin janvier, certains détaillants de cosmétiques ont commencé à avancer le concept de maquillage associé à des masques chirurgicaux, et ils ont promu le contenu sur des réseaux sociaux populaires tels que Weibo, WeChat, Douyin et Xiao Hongshu (Petit livre rouge).

Le détaillant de maquillage domestique Perfect Diary Beauty a promu sa base de teint, son fond de teint et sa poudre en se concentrant sur leur effet durable lors du port de masques. De plus, davantage de blogueurs spécialisés dans le maquillage ont commencé à publier des conseils de maquillage pour les porteurs de masque.

Dans le secteur de l’IoT, l’égalité femmes-hommes en débat à Taipei

Par Taïwan Info – Laetitia Lim, co-présidente de la French Tech Taïwan, Mandy Chung de Women in IoT, et Juana Roque d’UnaBiz ont partagé le 18 mars à Taipei leurs expériences sur les inégalités femmes-hommes dans le secteur de l’Internet des objets (IoT). Elles sont intervenues devant une audience mixte composée d’hommes et de femmes mais aussi de Taïwanais et d’étrangers (dont plusieurs francophones et hispanophones). L’égalité salariale et un environnement de travail plus équilibré en termes de nombre de femmes (elles sont 40% chez UnaBiz par exemple) sont des atouts pour une meilleure productivité générale de l’entreprise, ont-elles estimé. Elles ont aussi évoqué le courage dont chaque professionnelle doit faire preuve pour demander un salaire équivalent aux hommes et correspondant à ses talents et compétences. Cette soirée-débat était co-organisée avec le soutien du Conseil pour le développement du commerce extérieur de Taïwan (TAITRA), le restaurant végétalien Ooh Cha Cha et Taïwan Tech Arena.

La « femme alpha », une nouvelle tendance

Par Chine-Info.Com – Vous vous étiez peut-être déjà étonné de l’omniprésence sur les écrans chinois de vedettes masculines aux apparences androgynes, suscitant auprès de la jeunesse chinoise un engouement pour des styles de plus en plus efféminés. Voici désormais la nouvelle tendance que les maisons de mode vont s’arracher : le style « femme alpha », ou femme dominante.

Terme inspiré de la zoologie, où un groupe d’individus se soumet à un individu dominant qualifié d’« alpha » comme dans les meutes de loup, il sert à qualifier le style de certaines femmes fortes en caractère qui cherchent à le montrer. Les maisons de mode et de luxe semblent avoir intégré le phénomène, notamment le fabricant de chaussures britannique Dr. Martens qui commence à rencontrer un franc succès en Chine, selon BOF.

L’année dernière, Jing Dailly rapportait déjà que le costume pour femme devrait connaître un fort développement dans les années à venir. Pas étonnant quand on sait que la Chine est assez exemplaire en matière d’égalité des sexes pour les dirigeants d’entreprises : elle compte la plus forte proportion de femmes à des postes de direction au monde, elle est le deuxième pays pour les femmes PDG et on y trouve la moitié des femmes milliardaires du monde. Bref, la Chine montre qu’elle est ici un laboratoire d’expérimentation pour les sexes.

Photo : Zhang Xin, milliardaire chinoise fondatrice du groupe Soho. Columbia GSAPP, CC BY 2.0, via wikimedia Commons

« En Chine, les femmes célibataires sur-diplômées sont considérées comme périmées »

Par Usbek and Rica – 19 septembre 2019 – En Chine, la politique de l’enfant unique a vu émerger une catégorie de femmes très diplômées. Aujourd’hui, elles sont tiraillées entre leur désir de carrière et la pression sociale qui les pousse à se marier. On a rencontré la journaliste Roseann Lake, qui vient de publier une enquête sur le sujet.

Elles s’appellent Zhang Mei, Ivy, Christy ou June. Elles ont une bonne situation financière, sont jeunes et très diplômées. Pourtant, la société chinoise les a étiquetées comme des « sheng nu ». Littéralement traduite comme « celles qui restent », l’expression vise les femmes « dont personne n’a voulu ».

Célibataires, alors qu’elles devraient statistiquement n’avoir aucun mal à trouver un mari, dans un pays où les hommes sont fortement majoritaires du fait de la politique de l’enfant unique mise en œuvre par la République Populaire de Chine de 1979 à 2015. Largement majoritaires, même : en 2020, il y aura 30 millions d’hommes de plus que de femmes en âge légal de se marier, estime l’Académie chinoise des Sciences sociales.

Interpellée par ce paradoxe, après cinq ans passés en Chine comme journaliste, l’Américaine Roseann Lake a cherché à savoir pourquoi tant de femmes brillantes n’arrivaient pas à trouver l’amour ou ne souhaitaient pas se marier. Son enquête a donné naissance à un livre, publié en langue française en août 2019 : Casse tête à la chinoise : mari ou carrière ? Le dilemme des femmes de l’Empire du Milieu (éd. François Bourin).

Une liberté encore neuve

Pour comprendre le problème, il faut se plonger dans l’histoire de la Chine : « C’est la première fois que les femmes ont le choix de ne pas se marier », détaille l’autrice. Jusqu’au début du XXe siècle, il était encore de coutume de bander les pieds des Chinoises. Une tradition très douloureuse pour les femmes puisqu’elles devaient se bander les pieds fermement, confinés dans des chaussures miniatures en lotus. Les os des orteils étaient même brisés pour modifier la forme de leurs pieds, épousant à terme celle d’un triangle. En échange de ce sacrifice, on promettait aux Chinoises un mariage plus heureux et une meilleure vie.

« Puis, pendant la révolution culturelle (lancée en 1966, ndlr), il n’y avait pas de logements pour les célibataires, donc on mariait des personnes qui ne se connaissaient pas vraiment pour organiser la société », poursuit Roseann Lake.

Mais avec la mise en œuvre de la politique de l’enfant unique, la valeur de la femme change radicalement. Si les infanticides, abandons et avortements de petites filles se multiplient, certaines familles se retrouvent malgré tout à élever leur seul enfant de sexe féminin. « Ce sont des filles uniques qui ont été élevées sans frères, donc elles avaient l’éducation, la propriété et l’entreprise familiale pour elles. Donc une super-classe de femmes plus éduquées a émergé. » Une évolution qui a engendré de profondes transformations sur le marché du mariage en Chine : « Tous les hommes ne sont pas comme cela, mais beaucoup préfèrent être avec une femme qu’ils peuvent modeler, un peu comme un yaourt nature. Sauf qu’aujourd’hui, les femmes ne veulent plus être ce yaourt nature ! », analyse la journaliste.

L’amour, ce concept abstrait

« Si beaucoup de femmes sont aujourd’hui célibataires, c’est aussi parce qu’elles recherchent l’amour dans leur couple, ce qui n’était pas forcément le cas auparavant », précise-t-elle. Une profonde révolution qui passe aussi par le choix des mots. Jusqu’à la fin de la dynastie Qing et le début de la République de Chine (1911-1912), il n’y avait pas de terme en chinois pour désigner l’amour romantique, rappelle-t-elle. L’équivalent le plus proche était alors « qing », qui peut se traduire en français par « sentiment ».

« Le « qing » n’excluait pas l’amour romantique et la passion ; il requerrait seulement que l’amour et la passion soient en harmonie avec d’autres idéaux (la piété familiale et l’amour de la patrie) », nuance l’autrice. Mais en 1919, un mouvement social émerge en faveur du « qing », pour redonner à l’amour la place qu’il mérite, à savoir « le seul principe qui sous-tendait toutes les relations sociales ». Mais la vraie révolution émerge bien plus tard, dans les années 1960. C’est à ce moment-là que l’expression « tomber amoureux » s’impose, traduite en chinois par « tan lian ai ». Jusqu’alors, l’expression existait mais désignait davantage la phase de séduction, durant laquelle les couples apprenaient à se connaître et s’apprivoiser avant le mariage.

Une pression familiale

Femmes ultra-modernes dans une société toujours marquée par la tradition, ces « sheng nu » subissent aujourd’hui encore une forte pression familiale : « Les célibataires que je connais me racontaient que lors du Nouvel An chinois, leur famille leur posait tout un tas de questions : pourquoi n’es-tu pas mariée ? Et le copain, et les enfants… ? Le fait qu’elles parlent plusieurs langues et qu’elles soient les première de la famille à décrocher un master n’importait pas. Car elles n’avaient pas d’homme à leur côté ».

Alors que la Chine s’affiche comme un pays ultra-moderne, le célibat saura-t-il, au fil des années, s’imposer dans les familles chinoises comme une option socialement acceptable ? À ce sujet, la journaliste sinophile est plutôt optimsite : « Au début, on les voyait comme des femmes périmées et on ne leur parlait que de ça. Mais c’est en train de changer. Aujourd’hui, les parents se vantent de leur voyage en Égypte, payé grâce à l’argent gagné par leur fille. Et avec l’importance des réseaux sociaux en Chine, les parents commencent à mettre des photos sur WeChat. C’est une manière différente de se valider socialement : avant on allait au parc pour montrer son petit-enfant, aujourd’hui on s’affiche sur la toile ».

Créer un nouveau site sur WordPress.com
Commencer